Extraits divers d’entretiens avec Francis

Extraits d’Entretien du 22/08/2015

Qu’est-ce que la méditation ? La méditation est la voie par excellence pour revenir à la réalité de mon être, de ce que je suis, de ce qui est, du sens de la vie ici.

Je dirai qu’il y a deux formes : celle passive et celle en mouvement. Je ne fais pas ici, de distinction entre les deux dans cet entretien et ce que je dis s’applique donc aux deux formes.

Souvent il y a un malentendu au sujet de la méditation, une confusion entre méditer, se relaxer, créer des conditions de bien être, calmer ses pensées. En effet il y a un bien être, mais cette appellation elle aussi est souvent mal comprise. Être bien littéralement, pourrait vouloir dire être en harmonie et en accord avec ce qui « est » d’un point de vue des enseignements de sagesse. Nous y reviendrons une autre fois.

La méditation c’est le non agir, le non faire dans le sens d’un authentique laisser faire. Les actions de la majorité des êtres sont des contractions, des réductions engendrant des tensions physiques et psychiques. Ces tensions omniprésentes deviennent une normalité et ne sont plus perçues. Elles se traduisent par des postures, une dureté physique, une raideur, un manque d’aisance, de fluidité corporelle, mais aussi de l’équivalence se traduisant dans les émotions et le monde des pensées. Cela se traduit par une forme vécue que l’on pourrait nommer « mon Moi » qui vit dans un monde à son image et a du mal à reconnaitre qu’il n’est plus dans le flux naturel et harmonieux de la Vie.

De par ce fait, il arrive le plus souvent que cet être nage à contre-courant des flux de la Vie qui le porteraient naturellement, et vit par cette attitude contre nature un épuisement progressif. Souvent, c’est uniquement arrivée à ces signes d’épuisement que la personne acculée commence à réagir et à revoir son fonctionnement. Le sens jusqu’alors donné à sa vie est reconsidéré.

Ce constat est souvent difficile et douloureux, car si dans les apparences tout parait bien, le fond de l’individu est précaire, instable, livré à une turbulence qui commence à affecter la surface.

L’océan humain s’agite en surface et ignore que le fond de cet océan est calme et serein. C’est ce fond de cette sérénité qui réside dans chaque être, qui le ramènera à une paix oubliée, déjà existante en lui, mais avec laquelle il lui faut renouer. C’est un peu l’appel de cette profondeur qui met la personne en route vers sa réalité profonde oubliée.

Cette méditation n’est pas posturale, mais bien vivante. Elle vit et s’accorde à la fréquence de l’univers méconnu qui réside dans chaque être sans exception. Elle est le havre de paix dans lequel chacun peut trouver les réponses à ses questions, à ce qui est essentiel, à ce qui le nourrit, quel que soit l’état de la mer et des vagues en surface.

Il est difficile de décrire et de s’imaginer cela, car la structure mentale va projeter, ou chercher à habiller ces métaphores avec des images issues du connu, des archives de sa mémoire. La réalité est au-delà de cette mémoire et au-delà du champ du mental. Le profondément connu, donc cette paix, n’est pas saisissable intellectuellement.

Par contre l’expérience vécue l’invite et peut en faire une joie omniprésente qui change le sens et le mode de la vie au quotidien.

Laisser la feuille de l’arbre être emportée par le vent, et si elle tombe dans le courant de la vie elle sera naturellement portée jusqu’à l’océan, sans effort, sans lutte. A un moment elle sera l’océan, elle sera ce fond de paix et ne sera plus affectée de la même manière par les caprices de la surface qui continuent leurs cycles.

Voilà un peu l’invitation que la méditation véritable envoie à celui qui cherche, qui cherche la paix profonde, la paix du cœur, mû par une nostalgie qui vient de la profondeur même de son être.

Les mots qui invitent et les pensées qui les interprètent sont plus complexes que la pratique elle-même. Comprendre ce que sont les sensations de nager ou de voler est plus complexe que de le vivre. Nager, voler est une réalité vécue et non un acte pensé au moment de l’expérience réelle, de l’instant du pur vécu.

La méditation c’est l’invitation du pur moment à vivre, une invitation à la vie dans une simplicité oubliée

. Se tourner avec sincérité vers ce qui EST, vers ce que  » je suis » est peut-être le plus grand acte de compassion et en même temps le plus mal compris.

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Extraits de manuscrits de FZ. 01/06/2015 Le sens de l’écriture…

La plume alerte s’envole sur la piste sillonnée par l’encre qui dessine une phrase en image que personne n’a écrite.

Le dessin se révèle être un, avec le dessinateur qui disparait quand le lecteur devient l’écriture, il ne reste alors que l’ouverture d’un espace où plus personne n’est présent pour le refermer.

Le courant d’air de l’infini s’insinue dans ce monde invitant la vie, dans l’ultime Présence ici !

Rien d’autre n’est plus réel, que ce moment, communion de l’instant qui engloutit la vie ici, dans Sa conscience infinie.

L’horloge arrêtée à l’heure de l’éternité bat son rythme libéré du monde régi par la pensée.

Un temps hors du temps annonçant un temps éternel qui est dans l’instant bien réel.

Folie de mots ou vérité que la seule et simple expérience peut dénouer, du dilemme qui en fait n’en est pas un quand je n’en fais pas deux.

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01/06/2015 Extrait de poésie de FZ

Mon Dieu, tu me livres des choses tellement belles, que ma personne n’y peut résister.

Je ploie devant ce ciel que tu m’ouvres, afin que je puisse contempler la vérité sur mon éternité.

Il m’est impossible de ne pas changer, face à cette immensité que tu mets à mes pieds.

Ces pieds qui sont ceux de l’homme, qui sont ceux du fils, que tu as envoyé sur cette terre afin que de lui-même, et par lui-même l’homme renoue avec Dieu, renoue par la clef de son cœur, pour retrouver ce paradis que tu as établi en lui.

Fils bien aimés nous sommes, en un seul cœur qui s’abandonne dans la grâce de ta seule Présence.

Comblé pour l’éternité, en effet, de rien je ne saurais manquer.

Je suis rassasié d’être né en Toi, d’une naissance qui n’a jamais eu de début, et ne connaitra donc jamais de fin.

Me résoudre en tant qu’homme à cette allégeance est ma décision, est ma délivrance.

Tu vis en moi comme je vis par Toi, libéré même de la foi.

L’ineffable Présence me donne de l’immanence le sens que la corporéité ne peut prendre. .